Ombre portée

Article écrit par : Patrice Nadam
Première mise en ligne le 8 janvier 2021

Attiré par les sculptures d’ombre, je me suis essayé à l’exercice. Je voulais vérifier si on pouvait écrire facilement un mot grâce à l’ombre d’éléments hétéroclites placés de façon désordonnée.

Le matériel utilisé est des plus rudimentaires : une couverture en carton rigide d’un ancien classeur et de fines chutes de bois récupérées lors du montage d’un puzzle 3D. La lampe torche de mon smartphone servira de source de lumière, mais toute lampe assez puissante aurait pu faire l’affaire.

J’ai commencé à positionner, dans le faisceau lumineux, les pièces qui m’intéressaient pour obtenir l’ombre désirée. Il faut jouer sur la forme, la longueur, l’inclinaison, la complémentarité des morceaux de bois.

La plus grande difficulté réside dans l’obtention d’un ombre homogène afin d’assurer la lisibilité du mot.

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Certes, le résultat n’est pas aussi impressionnant que les réalisations de certains artistes, mais je suis heureux d’avoir relativement rapidement réussi à créer une forme qui ressemblait à quelque chose.

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Dans un escape game, je vois deux utilisations possibles :

  • soit créer un ensemble d’énigmes permettant de trouver la position et l’orientation de la lampe ;
  • soit faire placer les pièces, si celles-ci possèdent une assise stable et des formes caractéristiques.

Par la suite, mes essais porteront sur l’écriture de phrases à l’aide d’un fil de fer tordu ou à l’aide de la lumière laissée par les espaces entre les objets à la manière des œuvres de Fred Eerdekens.