Professeur Lemarchand

Auteur du jeu : Aline Lemoine-Larivière

Qui a tué le professeur Lemarchand, locataire du laboratoire Medilab ? Son corps a été retrouvé dans son bureau alors qu’il était à deux doigts de mettre au point un médicament innovant pouvant le rendre riche et reconnu...

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C’est une enquête policière qu’Aline Lemoine propose à ses élèves de CM1. Adepte des escape games grand public, elle a su en cerner tous les codes dès son premier essai. Bénéficiant d’un local à sa disposition durant quelques semaines, elle a donné libre cours à son imagination pour l’aménager et créer un décor en accord avec le scénario. Le ruban de police, la silhouette du corps et les taches de sang rappellent qu’on est sur une scène de crime, mais Aline a surtout su exploiter certains des meubles remisés dans le local pour reconstituer le bureau du chercheur. L’armoire vitrée, avec les éprouvettes et les bocaux, est du plus bel effet.

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Deux grandes étapes se distinguent dans le scénario.

Trois séries d’énigmes convergent vers le carnet de notes du professeur, ce qui permet de découvrir un élément essentiel pour la suite de l’enquête. Les élèves trouvent une première clé, celle d’un livre-coffre qui donne accès à une énigme de logique mathématique : un cryptarithme où les chiffres sont remplacés par des symboles. La résolution de cette énigme fournit le code d’accès à un second livre-coffre contenant la clé du carnet. En parallèle, une autre énigme, inspirée du [défi La dictée>art174], indique la page à consulter à l’aide de la lampe à UV qu’on obtient grâce à la troisième série d’énigmes. Les strophes d’une poésie, replacées dans l’ordre, donnent l’emplacement de la clé de la boîte contenant la lampe à UV. Sachant qu’une fouille minutieuse permet de trouver cette clé (dans un bocal empli de sable), l’énigme risque d’être court-circuitée, ce qui pourrait générer une forme de frustration chez les joueurs qui l’auraient résolue. Il serait ici préférable que la poésie fournisse la combinaison d’un cadenas empêchant l’ouverture du bocal.

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La seconde étape débute avec l’énigme du carnet dont les phrases-mystères révèlent le modèle d’un Tangram à réaliser et incitent à s’intéresser aux piles placées sur le bureau. Deux d’entre elles sont fausses et contiennent une empreinte que le professeur a précieusement conservée et devant appartenir au coupable. En effet, suite à sa découverte, Victor Lemarchand se sentait en danger.

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Une fois reconstitué, le Tangram dévoile un message, à nouveau révélé sous la lampe à UV, qui permet de déterminer l’ordre dans lequel doivent être scannés les QR-codes affichés çà et là dans la salle. Les élèves obtiennent alors un code permettant d’ouvrir un dernier coffre contenant les dossiers des suspects et de confondre le coupable grâce aux empreintes [1].

Par le biais de cet escape game, Aline propose en fin d’année à ses élèves une belle séance de révisions grâce à des énigmes variées. Nous avons pu assister à l’une de ces séances et nous y avons vu des élèves réinvestir leurs connaissances et se répartir les tâches en fonction de leurs compétences et de leurs préférences. Une élève, plutôt studieuse, s’est consacrée à la lecture complète du carnet en quête du moindre indice, permettant ainsi de canaliser les recherches. Un garçon, assez dispersé durant le jeu, retrouvait sa concentration lors des énigmes mathématiques. Une élève allophone gagnait également sa place en montrant son efficacité dans la fouille et les cryptarithmes.

Si l’aspect macabre de la scène de crime peut être sujet à interrogation, il est totalement ignoré par les participants. Tous les joueurs, les enfants, mais également leurs parents que l’enseignante a autorisés à jouer, ont pris plaisir à résoudre cette enquête. Nous félicitons Aline pour cette belle réalisation. Son expérience lui a permis d’intégrer l’équipe des créateurs de La recette du Bonheur, escape game sur les incontournables en mathématiques au cycle 3, expérimenté par la DANE de Créteil.

[1On notera ici que l’enquête n’apporte pas de nouvelles preuves. On se contente de remonter le fil des investigations de la victime… Mise à part cette remarque, le reste du scénario se tient !

Article écrit par  Patrice NADAM
le 23 octobre 2018
Type : Réel
Public visé : Élèves
Niveaux envisagés : Primaire
Nombre de participants : 5 - 6
Durée : 60 min.
Nombre d'énigmes : 10
Phase d'apprentissage : Révisions
Date de création :  mai 2018